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Chien adulte au regard serein, assis près d'un carnet de santé et d'un stéthoscope posés sur une table, illustration du guide de l'assurance santé pour chien
GUIDE COMPLET

Guide complet de l'assurance santé pour chien

Ce qu'une assurance santé animale couvre vraiment, comment lire un contrat (remboursement, plafond, franchise, carence, exclusions), quand souscrire, comment comparer sans se laisser piéger et comment se faire rembourser : tout pour décider en connaissance de cause.

21 chapitres 19 min de lecture Mis à jour le 24/09/2026

Comprendre avant de comparer

Le prix affiché ne dit presque rien : ce sont le plafond, la franchise, la carence et les exclusions qui décident de ce que vous récupérerez.

Sans jargon

Chaque notion est expliquée avec un exemple chiffré : taux de remboursement, plafond, franchise, carence, affection préexistante.

Pas une obligation

L'assurance santé animale est facultative : elle a du sens pour certains foyers et certains chiens, beaucoup moins pour d'autres.

Indépendant des assureurs

Ce guide n'évalue aucune compagnie : il vous donne la méthode pour lire n'importe quel contrat.

1. L'assurance santé pour chien : de quoi parle-t-on ?

Une assurance santé animale est un contrat par lequel, contre une cotisation régulière (le plus souvent mensuelle), un assureur s'engage à rembourser une partie des frais vétérinaires de votre chien : consultations, examens, médicaments, chirurgie, hospitalisation, selon les garanties choisies. Elle fonctionne comme une complémentaire santé humaine, avec ses propres règles, ses limites et ses exclusions.

Elle n'est pas obligatoire, et elle n'est pas non plus la seule façon de se protéger contre une grosse facture : une épargne dédiée remplit le même rôle pour ceux qui peuvent la constituer. La vraie question n'est donc pas « faut-il assurer son chien ? » dans l'absolu, mais « est-ce que ce contrat-là, pour ce chien-là et mon budget à moi, apporte quelque chose de concret ? ».

Ce guide déroule tout le parcours : mesurer le risque financier réel, comprendre ce qui est couvert et ce qui ne l'est pas, apprendre à lire les cinq réglages qui font un contrat (taux de remboursement, plafond, franchise, carence, exclusions), choisir le bon moment pour souscrire, comparer avec méthode, puis savoir déclarer un sinistre et se faire rembourser. Il traite aussi des alternatives à l'assurance et de la responsabilité civile, souvent confondue avec l'assurance santé.

2. Pourquoi la question se pose : le coût réel des soins vétérinaires

En France, les tarifs vétérinaires ne suivent aucune grille officielle : ils varient selon la région, la complexité de l'acte et l'équipement de la clinique, avec souvent 20 à 40 % d'écart entre une grande métropole et une zone rurale pour une même intervention. Le budget courant d'un chien (alimentation, entretien, suivi de routine) se planifie assez facilement. Ce qui ne se planifie pas, c'est l'urgence : elle ne prévient pas, ne se répartit pas sur douze mois et tombe rarement au moment où le compte est le mieux garni.

Les fourchettes ci-dessous, hors cas exceptionnels, donnent l'ordre de grandeur des quatre grandes urgences chirurgicales du chien. Elles incluent en général la consultation, l'anesthésie, l'acte et l'hospitalisation associée.

Torsion de l'estomac

Entre 2 000 et 5 000 €. Urgence vitale : la chirurgie doit avoir lieu dans les heures qui suivent les premiers signes.

Rupture des ligaments croisés

Entre 1 800 et 3 500 €. Intervention orthopédique complexe, avec une à trois nuits d'hospitalisation.

Fracture

Entre 800 et 2 000 € selon la localisation et le matériel de fixation nécessaire.

Corps étranger avalé

Entre 600 et 1 200 € pour une extraction digestive simple, souvent davantage si l'objet a migré.

Le devis est un droit

Hors urgence vitale, demandez toujours au vétérinaire le prix ou la méthode de calcul avant de donner votre accord : il est tenu de vous les communiquer. Un devis écrit est aussi utile à un assureur pour anticiper un remboursement.

Akita Inu au regard attentif, illustrant le risque d'une grosse facture vétérinaire imprévue

Akita Inu

3. Ce que couvre une assurance santé animale

Le périmètre exact dépend de la formule choisie (voir plus loin), mais on retrouve le plus souvent les mêmes familles de garanties. Lisez toujours le tableau des garanties du contrat, pas seulement la page commerciale.

Accident

Fracture, plaie, morsure, intoxication, ingestion d'un corps étranger : les frais consécutifs à un événement soudain et extérieur.

Maladie

Infections, troubles digestifs, affections chroniques, maladies cardiaques ou cutanées, selon les contrats et leurs exclusions.

Chirurgie et hospitalisation

Les postes les plus lourds : anesthésie, intervention, nuits en clinique, soins post-opératoires.

Examens et imagerie

Analyses de sang, radiographies, échographies, scanner ou IRM lorsqu'ils sont prescrits pour établir un diagnostic.

Médicaments et consultations

Ordonnances et consultations liées à un sinistre couvert, parfois plafonnées à part.

Prévention (souvent en option)

Vaccins, vermifuges, antiparasitaires, parfois stérilisation ou détartrage, sous forme de forfait annuel plutôt que de remboursement au réel.

Cane Corso, grand chien pour lequel une intervention chirurgicale ou orthopédique représente une dépense élevée

Cane Corso

4. Ce qu'elle ne couvre pas : les exclusions courantes

Une garantie ne vaut que par ses exclusions. Elles sont écrites dans les conditions générales, rarement mises en avant dans la publicité, et ce sont elles qui expliquent la plupart des mauvaises surprises. Selon les contrats, on retrouve fréquemment :

Les affections préexistantes : tout ce qui a été diagnostiqué ou observé avant la souscription, ou pendant le délai de carence (voir la section dédiée). Les soins de convenance : coupe de queue ou d'oreilles, toilettage, éducation. La reproduction : saillie, gestation, mise bas, parfois césarienne. La prévention courante lorsqu'elle n'est pas prise en option : vaccins, vermifuges, stérilisation. Les soins dentaires hors accident, ou plafonnés très bas. L'alimentation thérapeutique et les compléments, souvent exclus. Certaines maladies héréditaires ou congénitales, ou certaines races, selon les assureurs.

Le même acte peut être remboursé chez un assureur et exclu chez un autre : le nom de la formule (« complète », « confort », « premium ») ne garantit rien tant que vous n'avez pas lu la liste des exclusions.

Cherchez la liste des exclusions avant le prix

Dans les conditions générales, repérez la rubrique « exclusions » ou « ce qui n'est pas garanti » et lisez-la en entier avant de comparer les cotisations : c'est le document qui décide, pas la brochure.

Bulldog Anglais, race brachycéphale pour laquelle certaines exclusions liées à la race méritent une lecture attentive du contrat

Bulldog Anglais

5. Les formules : accident seul, accident et maladie, formule complète

Les assureurs déclinent presque toujours leur offre en trois niveaux, sous des noms commerciaux variables. La distinction essentielle est celle-ci :

Accident seul

La cotisation la plus basse. Elle ne couvre que les événements soudains (fracture, ingestion, morsure) et pas la maladie, pourtant à l'origine de nombreux frais, surtout avec l'âge.

Accident et maladie

Le socle le plus pertinent pour la plupart des chiens : il couvre les urgences et les maladies, avec un plafond et un taux de remboursement à examiner de près.

Formule complète

Ajoute en général un forfait prévention (vaccins, vermifuge) et parfois un meilleur plafond. Utile si vous utilisez réellement ces forfaits ; sinon, vous payez pour ce que vous ne consommerez pas.

Boxer au regard attentif, race active exposée aux accidents comme aux troubles cardiaques, pour laquelle le choix de la formule compte

Boxer

6. Comprendre le taux de remboursement

Le taux de remboursement est le pourcentage de la facture que l'assureur prend en charge, généralement de 50 % à 100 % selon la formule. Deux précisions changent tout : sur quelle base ce pourcentage s'applique, et ce qui reste ensuite à votre charge.

Certains contrats appliquent le taux aux frais réellement engagés ; d'autres à un tarif de référence fixé par l'assureur, parfois inférieur à ce que facture votre vétérinaire. Dans ce second cas, un contrat annoncé à 80 % peut rembourser nettement moins de 80 % de ce que vous avez payé.

Exemple simple : facture de 1 200 € pour une intervention, taux de 80 % sur frais réels. L'assureur rembourse 960 € et il reste 240 € à votre charge, avant application éventuelle d'une franchise. Avec un taux de 50 % sur la même facture, le reste à charge est de 600 €. C'est le reste à charge, pas la cotisation, qui mesure l'utilité réelle du contrat.

Airedale Terrier, illustration du calcul du taux de remboursement sur une facture vétérinaire

Airedale Terrier

7. Le plafond annuel et les plafonds par acte

Le plafond est le montant maximal remboursé sur une année, tous sinistres confondus. Au-delà, les frais restent entièrement à votre charge. C'est souvent le réglage le plus déterminant, et celui qu'on regarde le moins : une cotisation attractive s'accompagne fréquemment d'un plafond bas.

Vérifiez aussi les plafonds par acte ou par poste : certains contrats limitent par exemple le remboursement d'une chirurgie, d'une hospitalisation ou des soins dentaires, même si le plafond annuel global est élevé. Une cotisation basse avec un plafond de quelques centaines d'euros ne couvrira pas une torsion de l'estomac ou une rupture des ligaments croisés, alors que ce sont précisément ces sinistres qui justifient l'assurance.

Regardez enfin si le plafond se renouvelle chaque année ou s'il est global sur la durée du contrat, et s'il augmente avec les années de fidélité ou reste fixe.

Rapprochez le plafond des devis réels

Comparez le plafond annuel aux fourchettes de la section 2. Un plafond inférieur au coût d'une seule grosse chirurgie protège mal du risque principal.

Saint-Bernard, grand chien exposé à des interventions lourdes, illustrant l'importance du plafond annuel d'un contrat

Saint-Bernard

8. La franchise et la participation aux frais

La franchise est la somme qui reste systématiquement à votre charge sur chaque sinistre ou chaque année, avant ou après application du taux de remboursement selon les contrats. Elle peut être un montant fixe (par exemple quelques dizaines d'euros par sinistre), un pourcentage de la facture, ou annuelle.

Une franchise élevée abaisse la cotisation, mais elle réduit aussi l'intérêt du contrat pour les petits sinistres : si votre facture est de 80 € et que la franchise est de 60 €, vous ne récupérez presque rien. À l'inverse, pour les grosses factures, elle pèse peu. Le bon réglage dépend donc de ce que vous cherchez : couvrir uniquement le très gros risque (franchise élevée, cotisation plus basse) ou lisser aussi les dépenses moyennes (franchise faible, cotisation plus élevée).

Demandez toujours comment la franchise s'articule avec le taux de remboursement : appliquée avant le taux ou après, elle ne donne pas le même remboursement final.

Shiba Inu, illustration de la franchise et du reste à charge sur une facture vétérinaire

Shiba Inu

9. Le délai de carence : pourquoi il ne faut pas attendre

Le délai de carence est la période qui suit la souscription pendant laquelle rien n'est encore remboursé. Il est en général plus court pour l'accident (de quelques jours à quelques semaines) et plus long pour la maladie (souvent de un à plusieurs mois selon les contrats et les pathologies). Vérifiez-le sur le contrat que vous envisagez, il varie beaucoup.

Son rôle est d'empêcher de souscrire quand un problème de santé est déjà en train d'apparaître. C'est aussi pour cette raison qu'attendre un premier symptôme pour assurer son chien ne fonctionne pas : la pathologie sera très probablement classée comme préexistante et exclue, et la carence aura de toute façon retardé toute prise en charge.

Certains assureurs suppriment ou réduisent la carence dans des cas précis, par exemple pour un chiot assuré très tôt ou après un transfert de contrat depuis un autre assureur : c'est un point à demander explicitement plutôt qu'à supposer.

Bouvier des Flandres, illustration du délai de carence qui précède la prise en charge d'une maladie

Bouvier des Flandres

10. Maladies préexistantes et héréditaires : le vrai piège

Une affection préexistante est un problème de santé déjà connu ou déjà symptomatique à la date de souscription (ou pendant la carence). Elle est presque toujours exclue, et cette exclusion est définitive : elle ne devient pas remboursable au bout d'un an.

Les maladies héréditaires ou congénitales sont plus délicates encore. Beaucoup de races sont prédisposées à des affections précises (dysplasie de la hanche, troubles cardiaques, problèmes respiratoires des races à museau court, luxation de la rotule chez certains petits chiens). Selon les contrats, elles peuvent être couvertes, plafonnées à part, exclues pour certaines races, ou exclues tant qu'elles n'ont pas été dépistées.

Deux réflexes limitent le risque : souscrire tôt, avant l'apparition d'un symptôme, et lire précisément la rubrique héréditaire/congénital du contrat pour la race de votre chien. Si votre chien appartient à une race prédisposée, c'est le critère à examiner en premier.

Vérifiez la race avant de signer

Consultez la fiche de votre race sur 1001Chiens pour connaître ses prédispositions, puis vérifiez, contrat en main, si ces maladies précises sont couvertes, plafonnées ou exclues.

Bearded Collie, illustration des maladies héréditaires et préexistantes à vérifier avant de souscrire une assurance

Bearded Collie

11. L'âge et la race : quand souscrire

Les deux critères qui pèsent le plus sur la cotisation et sur l'utilité du contrat sont l'âge du chien et sa race.

Chiot ou jeune chien

Le meilleur moment : peu ou pas d'affections préexistantes, cotisation basse, carence passée avant les premiers vrais coups durs. Beaucoup de contrats acceptent un chiot dès environ deux mois.

Chien adulte

Souscription toujours possible, mais un historique de santé apparaît : un questionnaire ou un certificat vétérinaire peut être demandé, et ce qui est déjà connu sera exclu.

Chien senior

Cotisation plus élevée et, selon les assureurs, âge limite à la souscription (souvent autour de huit à dix ans) ou garanties réduites. Un contrat souscrit tôt peut en revanche se poursuivre à vie.

Weimaraner, illustration du choix du bon moment pour souscrire une assurance santé selon l'âge du chien

Weimaraner

12. Les races pour lesquelles l'assurance a le plus de sens

Le risque financier n'est pas réparti également entre les races, et il est en grande partie prévisible dès le choix du chien.

Les races à museau court, comme le Bouledogue Français, le Bulldog Anglais ou le Carlin, peuvent nécessiter une chirurgie des voies respiratoires dès le jeune âge. Les grandes races à poitrine profonde (Dogue Allemand, Saint-Bernard, Berger Allemand) cumulent un risque plus élevé de torsion de l'estomac et de dysplasie. Les races athlétiques et très actives sollicitent fortement leurs ligaments croisés. Certaines petites races, comme le Cavalier King Charles, sont exposées à des maladies cardiaques qui demandent un suivi long.

À l'inverse, pour un chien de race rustique, sans prédisposition marquée, et si vous disposez d'une épargne capable d'absorber une facture de plusieurs centaines ou milliers d'euros, l'intérêt de l'assurance diminue. Vous trouverez les prédispositions détaillées, race par race, dans nos fiches.

Leonberg, grande race exposée à des pathologies orthopédiques et digestives coûteuses

Leonberg

13. Combien coûte une assurance santé pour chien ?

Les cotisations mensuelles se situent le plus souvent entre une quinzaine et une cinquantaine d'euros, avec de fortes variations. Ce qui les fait bouger, dans l'ordre d'importance :

La formule (accident seul, accident et maladie, complète). Le plafond et le taux de remboursement : plus ils sont élevés, plus la cotisation monte. La franchise : plus elle est haute, plus la cotisation baisse. L'âge du chien à la souscription, puis souvent à chaque renouvellement. La race et le gabarit, qui reflètent le risque statistique. Le lieu de résidence chez certains assureurs, en lien avec le coût des soins locaux.

Regardez aussi l'évolution de la cotisation dans le temps : certains contrats affichent un tarif d'appel bas qui augmente nettement avec l'âge, d'autres lissent davantage. Sur dix ans, l'écart peut être considérable. Le bon repère n'est pas la cotisation du premier mois, mais le coût total sur la durée de vie probable du chien comparé à ce que le contrat aurait réellement remboursé.

Caniche, illustration de la cotisation mensuelle d'une assurance santé pour chien

Caniche

14. Comparer les contrats : la méthode

Comparer uniquement les cotisations est la meilleure façon de choisir un mauvais contrat. La méthode ci-dessous reste valable quel que soit l'assureur, et elle a l'avantage de ne dépendre d'aucun comparateur.

1. Fixez votre besoin

Voulez-vous couvrir seulement le très gros risque, ou aussi les dépenses moyennes ? La réponse détermine plafond et franchise.

2. Comparez le plafond au risque

Le plafond annuel doit couvrir au moins une grosse chirurgie de votre race, pas seulement les consultations.

3. Simulez un sinistre

Prenez une facture type (par exemple 1 500 €) et calculez ce que chaque contrat rembourserait après taux, franchise et plafond.

4. Lisez les exclusions

Race, âge, héréditaire, dentaire, préexistant : cherchez ce qui ne serait pas remboursé pour votre chien précisément.

5. Regardez la durée

Carence, âge limite, évolution de la cotisation, conditions de renouvellement et de résiliation.

6. Vérifiez la pratique

Délai de remboursement, tiers payant éventuel, démarches en ligne : c'est ce qui rend le contrat agréable ou pénible à utiliser.

Schnauzer Géant, illustration de la méthode de comparaison de contrats d'assurance santé pour chien

Schnauzer Géant

15. Souscrire : questionnaire de santé, documents et rétractation

La souscription se fait en général en ligne, en quelques minutes. Selon l'âge du chien et l'assureur, vous devrez fournir l'identification (puce ou tatouage), la race, la date de naissance, parfois le carnet de santé et un questionnaire de santé ou un certificat vétérinaire.

Répondez avec exactitude. Une déclaration inexacte ou incomplète (un symptôme passé sous silence, une consultation oubliée) peut conduire, au moment d'un sinistre, à un refus de prise en charge voire à la nullité du contrat. Mieux vaut une exclusion connue à l'avance qu'un refus découvert lors d'un remboursement.

Pour un contrat souscrit à distance (en ligne ou par téléphone), vous disposez en principe d'un délai de rétractation de 14 jours pour y renoncer. Vérifiez aussi les modalités de renouvellement et de résiliation : la plupart des contrats se reconduisent chaque année et se résilient à l'échéance moyennant un préavis, indiqué dans les conditions générales.

Jack Russell Terrier, illustration de la souscription d'une assurance santé et du questionnaire de santé

Jack Russell Terrier

16. Se faire rembourser : déclarer un sinistre et avancer les frais

Dans la grande majorité des cas, vous avancez les frais chez le vétérinaire, puis vous demandez le remboursement à l'assureur. Quelques réseaux proposent un tiers payant, où l'assureur règle directement sa part, mais ce n'est pas la règle.

Le dossier se compose généralement de : la facture détaillée acquittée (avec le détail des actes et des médicaments), le compte rendu ou l'ordonnance du vétérinaire, et parfois un formulaire à faire remplir par lui. Gardez tout, y compris les résultats d'examens, et respectez le délai de déclaration prévu au contrat, souvent de quelques semaines.

Pour une intervention lourde et programmée, demandez un devis et, si le contrat le permet, une prise en charge préalable : vous saurez avant l'acte ce que l'assureur remboursera. Les délais de remboursement varient de quelques jours à quelques semaines : prévoyez donc de pouvoir avancer la somme.

Photographiez chaque facture

Conservez une copie numérique de chaque facture, ordonnance et compte rendu dès la consultation : un dossier complet évite l'essentiel des allers-retours avec l'assureur.

Berger Blanc Suisse, illustration des démarches de remboursement d'une assurance santé animale

Berger Blanc Suisse

17. Les alternatives à l'assurance : épargne dédiée et paiement fractionné

L'assurance n'est pas la seule réponse à une grosse facture. Si votre budget le permet, une épargne dédiée remplit la même fonction sans cotisation : quelques dizaines d'euros par mois sur un compte séparé constituent en un an une réserve de plusieurs centaines d'euros, et davantage au fil du temps. Son défaut est de prendre du temps à se constituer : une urgence au bout de trois mois dépasse largement ce qui a été mis de côté.

Une autre piste est le paiement fractionné : de plus en plus de cliniques permettent de régler un acte lourd en plusieurs fois. Renseignez-vous auprès de votre vétérinaire avant d'en avoir besoin.

Le plus solide est souvent de combiner : une assurance limitée au gros risque (accident et maladie, plafond élevé, franchise plus haute pour abaisser la cotisation) et une petite réserve pour les frais courants et les franchises. Vous êtes ainsi protégé contre l'événement rare et coûteux, sans payer pour rembourser vos dépenses habituelles.

Dalmatien, illustration des alternatives à l'assurance santé comme l'épargne dédiée

Dalmatien

18. Responsabilité civile et chiens catégorisés : ne pas confondre

La responsabilité civile n'a rien à voir avec l'assurance santé : elle couvre les dommages que votre chien cause à autrui (morsure, accident provoqué, dégâts), pas les soins de votre propre chien. Pour la plupart des propriétaires, elle est déjà incluse dans le contrat d'assurance habitation multirisque (garantie « responsabilité civile vie privée »). Vérifiez toutefois qu'elle couvre bien les animaux et s'il existe des exclusions.

Pour les chiens de catégories 1 et 2 (« chiens dangereux »), une assurance responsabilité civile est obligatoire : l'attestation fait partie des pièces nécessaires au permis de détention. Tous les contrats habitation ne les couvrent pas, et certains les excluent : il faut le faire confirmer par écrit auprès de l'assureur.

Pour résumer : la santé de votre chien relève de l'assurance santé animale, ce qu'il fait aux autres relève de la responsabilité civile. Les deux sont indépendantes, et l'une ne remplace pas l'autre.

Rottweiler, race dont certains types relèvent des chiens catégorisés pour lesquels une assurance responsabilité civile est obligatoire

Rottweiler

19. Les erreurs à éviter

Choisir sur le prix mensuel seul. Une cotisation basse cache souvent un plafond bas, une franchise élevée ou de larges exclusions. Comparez ce que chaque contrat rembourserait pour une facture type.

Attendre un symptôme pour souscrire. La carence et l'exclusion des affections préexistantes rendent alors l'assurance inutile pour ce problème précis.

Ne pas lire les exclusions liées à la race ou à l'âge. C'est l'endroit où se cachent les mauvaises surprises, surtout pour les races prédisposées.

Mal renseigner le questionnaire de santé. Une omission peut coûter le remboursement d'un sinistre entier.

Prendre une formule complète que l'on n'utilisera pas. Un forfait prévention n'a de sens que si vous en consommez la valeur.

Oublier de conserver les justificatifs ou de respecter le délai de déclaration : un remboursement légitime peut être refusé pour un simple retard.

Croire qu'assurer dispense de toute prudence. L'assurance rembourse, elle ne soigne pas : un suivi vétérinaire régulier reste la meilleure protection.

Chow-Chow, illustration des erreurs fréquentes à éviter lors du choix d'une assurance santé pour chien

Chow-Chow

21. Questions fréquentes

L'assurance santé pour chien est-elle obligatoire ? Non. Seule la responsabilité civile est obligatoire pour les chiens de catégories 1 et 2. L'assurance santé est facultative.

À partir de quel âge peut-on assurer un chiot ? Beaucoup de contrats l'acceptent dès environ deux mois, ce qui est le meilleur moment : peu ou pas d'affections préexistantes et une cotisation basse.

Peut-on assurer un chien déjà malade ? Oui dans certains cas, mais la maladie déjà connue sera exclue. Le contrat ne couvrira que ce qui survient ensuite.

Que rembourse une assurance chien en pratique ? Une partie des frais de consultations, examens, médicaments, chirurgie et hospitalisation liés à un accident ou une maladie couverts, dans la limite du plafond, après application du taux et de la franchise.

Les vaccins et les vermifuges sont-ils remboursés ? Rarement dans la formule de base : ils relèvent souvent d'un forfait prévention proposé en option ou dans les formules complètes.

La cotisation augmente-t-elle avec l'âge ? Souvent oui, à chaque renouvellement ou par paliers. Demandez comment elle évolue avant de signer.

Peut-on changer d'assurance ? Oui, à l'échéance annuelle moyennant préavis. Attention : une pathologie apparue entre-temps sera, chez le nouvel assureur, une affection préexistante exclue.

Vaut-il mieux une assurance ou une épargne ? Cela dépend de votre capacité à constituer rapidement une réserve. Pour une race prédisposée à des chirurgies lourdes, ou sans épargne disponible, l'assurance protège mieux dans les premières années.

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